journal de GdP

jeudi 19 janvier 2012

Réflexions sur la question BLOG

L'usage - souvent immodéré - du «Blog» («puisqu'il faut l'appeler par son nom», disait déjà La Fontaine) est aujourd'hui la norme. Même les «hommes politiques» en tiennent (ou ont des «nègres» qui les tiennent pour eux). C'est dire...

Certains de mes amis s'y refusent. Par crainte du «Qu'en dira-t-on»? Peut-être… Ou parce qu'ils trouvent le procédé, voire la «posture», ridicule. Peut-être ont-ils raison: tout ce que l'on pense ou fait n'est pas forcément digne de passer à la postérité. Loin de là...

Mais sans aller aussi loin que la postérité, moi qui use de ce moyen d'expression, je lui trouve tout de même deux gros défauts, qui font d'ailleurs intrinsèquement partie de son objectif :

1) la hiérarchie chronologique (ce que l'on appelait autrefois une pile «LIFO» Last In First Out), qui est exactement l'inverse de ce qui se passe lorsqu'on écrit… un «journal» par exemple, dans un traitement de texte.

2) Conséquence de la disposition 1) : la disparition rapide des «billets» dans une sorte de «trou noir»… Car QUI, sauf un maniaque, aurait l'idée saugrenue d'aller scroller dans une liste qui n'en finit pas pour extirper quelques lignes concernant ceci ou cela?

Mais heureusement, il y a «Google», me direz-vous. Oui. C'est vrai que parfois, tel le pêcheur à la ligne dans un canal, le Googleur extirpe une vieille chaussure, une boîte de conserve même pas ouverte… parmi bien d'autres trésors, et que certains des «billets» que l'on pensait perdus se retrouvent.

Reconnaissons-le: le BLOG a été inventé dans l'urgence, pour l'urgence. Vous avez une idée nocturne, qui va pouvoir sauver le monde… disons par exemple qu'elle va dégrader de 3 crans la note de «Standard & Poors». Impossible d'attendre; vous tapez quelques lignes sur votre blog – et la planète entière est au courant, et S&P ferme ses portes...

Mais le lendemain, il y aura autre chose. Ainsi est faite l'actualité, ainsi le temps efface-t-il constamment ses traces. Les historiens du XXVIe siècle auront de l'ouvrage pour déchiffrer cela («décrypter» comme aiment à dire les journalistes, pour faire les malins). Mais là n'est pas la question qui m'occupe.

Je pense que si un «blog» est en effet intéressant pour accumuler, empiler, des petites réflexions au jour le jour, il n'est pas adapté à un travail de réflexion sur un ou des sujets plus ambitieux que «l'actualité» individuelle.

Bien sûr, on sait que les blogs ont généralement en marge, des «regroupements» par «rubriques» ou par «thèmes». Mais ce n'est tout de même qu'un pis-aller.

Alors quoi?

Eh bien, je pense maintenant que si l'on a la prétention (même modeste, je veux dire si l'on aimerait que…) un certain travail d'accumulation sur certains sujets puisse se faire et surtout être ensuite parcouru… la formule du BLOG n'est pas la bonne. Cela s'appelle «enfoncer une porte ouverte», direz-vous. Oui - mais: si j'en juge par le fait que les blogs continuent à se multiplier comme des petits pains (d'une façon telle que Jésus lui-même n'eût pu songer à le faire), je considère que

- ou bien ces blogs ne sont que des miettes destinées à être envoyées sous le tapis d'un coup de balais...

- ou bien qu'il s'agirait de trouver autre chose.

Comme je n'ai pas encore trouvé, et que la loi du genre blog est de demeurer dans les limites d'un nombre de signes raisonnable (ne parlons pas de Twitter, ce sera pour un autre jour), je vais… remettre la suite de ces réflexions à la prochaine fois, c'est-à-dire, au billet qui se trouvant sur le dessus de la pile, cachera celui-là… si bien que le lecteur prenant ce train en marche en somme n'y comprendra rien !

CQFD.

mercredi 4 janvier 2012

« le poids des mots, le choc des photos… »

… On connaît le slogan.


Mais il me semble qu’on peut aisément le détourner à propos des livres numériques que j’aime appeler hiboucs pour rire, et numlivres quand je suis sérieux.


J’avais envie de lire (vraiment) le « Roland Furieux » de l’Arioste. J’en possède une édition italienne, mais je rechigne de plus en plus à manipuler le papier… surtout quand, comme celle-ci, elle est en deux volumes et près de 2000 pages ! Et pèse plus d’un kilo !


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Alors je me suis fait un numlivre, avec mon système d’édition numérique (SEM, comme on dirait dans les médias), écrit en « LiveCode ». En prenant, pour aller vite, une traduction du domaine public (Francisque Reynard, 1880), vieillotte et rigolote, mais que l’on trouve sur le net dans une version propre (à la différence de ces résidus de « sans » épouvantables, dont se nourrissent la plupart des hiboucs gratuits…



Et voilà le travail - tel qu’il apparaît dans les infos de la liseuse-écran du « Nook »



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Et cette fois, EN BILINGUE, sur l’écran de l’iPhone, il fait… 11121 pages ! ONZE MILLE CENT VINT-ET-UNE pages !


Mais sans AUCUN poids…


Autrement dit: les mots n’ont pas de poids?



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mardi 6 décembre 2011

Vive « Le Capital » !

… celui de Karl MARX, bien sûr!


Les lignes ci-dessous sont extraites de son ouvrage majeur: Livre I, IIe section, chap. 4.


Qui est paru en…1867 ! (en allemand)



« Lorsqu’on étudie le capital historiquement, dans ses origines, on le voit partout se poser en face de la propriété foncière sous forme d’argent, soit comme fortune monétaire, soit comme capital commercial et comme capital usuraire. Mais nous n’avons pas besoin de regarder dans le passé, il nous suffira d’observer ce qui se passe aujourd’hui même sous nos yeux. Aujourd’hui comme jadis, chaque capital nouveau entre en scène, c’est-à-dire sur le marché — marché des produits, marché du travail, marché de la monnaie — sous forme d’argent, d’argent qui par des procédés spéciaux doit se transformer en capital. »



Elles résonnent de façon étrangement actuelle, non?



ALORS LISEZ « Le Capital » ! Car vous y découvrirez ce que SONT les fameux « marchés » dont on vous rebat les oreilles chaque matin...



Vous pouvez lire cet ouvrage en version numérique, à l’écran ou en téléchargement le fichier sur


http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/index.htm



Il est aussi disponible en version numérisée payante, sur Amazon-Kindle, correctement édité, avec les notes (pas celles des Agences…)




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dimanche 27 novembre 2011

Vieux romain

Je viens de loin,
d’un autre siècle
qui fut époque de pionniers.
Peut-on encore, aujourd’hui,
inventer?
Peut-être, mais il faut
bien du courage pour penser
autrement et ailleurs,
à côté.

Car les médias nous font la loi
Dans nos têtes qui sont pensées
à notre insu par quelques autres
qui ne le savent pas non plus.

Indignez-vous, c’est à la mode !
Mais pas se rebeller, quand même…
Indignez-vous, mais gentiment.

Et moi tout comme un vieux romain,
dans mon domaine de Pernon
je lis j’écris, loin du tumulte
loin des stupides et des béats
pourtant le monde est sous mes doigts:
Je tape je tape et puis voilà,
Clavier ou baguette de fée,

On pourrait donc encore rêver ?


Tic-tac du temps...

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Tic-tac du temps
Le poids descend
On le remonte
De temps en temps
Pourrait-on remonter
La vie
Pourrait-on remonter
Le temps ?

jeudi 10 novembre 2011

LIVRE et LANGUE


Par moments, envie de tenir un livre entre les mains. À l’ancienne… mais très vite, je le trouve trop lourd, je n’ai pas de crayon sous la main, etc. Et je reprends le Kindle ou l’iPhone!

Trouvé d’ailleurs hier soir – sur Amazon-Kindle – les «Mémoires d’un touriste» de Stendhal, sous-titré «Voyage en Bretagne et en Normandie», dont le début se passe à Nantes, en 1837. Ses promenades, et la façon dont il évoque la place Graslin, les quais, l’Erdre etc. sont des sortes de croquis très amusants et très enlevés. Cela m’intéresse surtout parce que j’ai longtemps vécu à Nantes, mais je crois que la lecture peut en être agréable pour n’importe qui, précisément parce que c’est écrit, — au sens fort.

Et comme cela fait du bien de lire du français — après une ou deux semaines que je viens de consacrer à lire la bio de Jobs en américain… Évidemment, Isaacson n’est pas un écrivain et ne prétend pas l’être. Mais c’est le genre de prose standard qui est néanmoins celle de la plupart des «auteurs» américains que l’on peut trouver sur Amazon-Kindle! Une sorte de «novlangue», dépourvue de toute finesse… Des livres que l’on croirait avoir été écrits ainsi pour être traduit plus facilement par une machine!
Le français a bien des défauts. Il est totalement inadapté à la technologie, au commerce et la finance d’aujourd’hui. C’est de ce point de vue une langue morte. Mais de ce point de vue seulement! Car si l’on se tourne vers ce que l’on peut encore appeler la littérature…  Quel bonheur! Sans parler de la poésie — du moins pour le peu qui s’en écrit, comme ces «Bribes», que l’on peut trouver sur numlivres.fr ;-)

Les vrais grands auteurs américains, eux aussi, ont écrit dans une langue morte pour la très grande majorité de leurs concitoyens vivant de hamburgers et de soap-operas… Et quoi qu’on en dise, en France, on a encore quelques écrivains — à défaut d’avoir des philosophes — espèce à peu près inconnue d’ailleurs aux USA depuis des décades.

Mais il me faut retourner à ma traduction de LUCRÈCE - toujours en...stand-by!

vendredi 4 novembre 2011

VIVE CHARLIE ! - À BAS FESSE-BOUC !


Je pense que tout ceux qui suivent un peu l'actualité comprendront...
Mais avec la police de la pensée, méfiance !



 On nous surveille...


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