journal de GdP

jeudi 29 juillet 2010

Lisez entre les ligne des annonces d'Amazon !

J’ai entrepris depuis quelque temps - pour me distraire de la frappe de Du Bartas ! – de confectionner un livre bilingue d’un choix de poèmes de Dickinson, avec ma propre traduction – évidemment.

Désireux d’avoir en plus de celle de Johnson dont je dispose, la dernière édition « de référence », celle de R.W. Franklin... je cherche depuis « Kindle for iPhone » de mon iPad, et sur « Amazon », je trouve ceci :

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Je clique sur « inside »: au lieu de l’édition attendue, c’est la sempiternelle compilation d’Higginson et Loomis... la première, incomplète et approximative !

Mais une note me prévient que

« This view is of the Paperback edition (2008) from Forgotten Books. The Paperback edition (2005) from Belknap Press of Harvard University Press that you originally viewed is the one you'll receive if you click the Add to Cart button at left. » Bon...

Je lis donc les « Editorial reviews »... « Mr. Franklin is the recognized authority on Emily Dickinson's poetry and gives us 1,789 poems, the largest and most accurate collection of her verse...  »

C’est donc bien l’édition de Franklin, avec les 1789 poèmes, qui est présentée...

Tout heureux, je commande la « Kindle edition » en « one-click ». Et je télécharge aussitôt...

HELAS ! ce que j’ai reçu n’est pas l’édition Franklin, mais toujours l’édition d’Higginson et Loomis! Que j’ai déjà téléchargée plusieurs fois d’ailleurs... gratuitement sur divers sites! J’en suis pour mes $5.49. Heureusement que ce n’est QUE cela.

Et du coup, j’ai commandé la VRAIE EDITION Franklin. En papier...

MORALITES:

1) méfiez-vous des apparences... :-(

2) même Amazon n’a rien compris au livre numérique... De même que les fabricants de « traitement de texte » n’ont jamais voulu penser aux véritables travailleurs du texte que sont les enseignants, écrivains, jounalistes... les éditeurs, quand ils en viennent (enfin) au numérique nous prennent toujours pour des midinettes: il n’est de voir les titres proposés par « Harlequin »!

vendredi 23 juillet 2010

Sur deux traduction de Dickinson

C'est grâce au "Journal" de Cioran que j'ai découvert Emily Dickinson, il y a une dizaine d’années. C'est probablement à cause de cela que je tiens en si haute estime l'autobiographie d'un philosophe... que je n'aime pas!

L'édition bilingue des « Poésies complètes » (chez Flammarion, 2009) est donc une merveille que j'attendais depuis longtemps. Même si je déplore, à chaque fois que je prends le livre, de ne pas disposer d'une version numérique... Mais la typo en est soignée, la présentation de l'œuvre, due à la traductrice (Françoise Delphy) discrète et juste - et la traduction elle-même d'une grande qualité. Ce qui est loin d’être le cas avec « The complete poems », édition de Thomas H. Johnson, chez « Faber & Faber », de 1975, achetée à Paris chez « Shakespeare and Company », en 1998 - laide au possible, mais précieuse pour moi quand je ne possédais que des traductions fragmentaires.

Et justement: les traductions... Ah! Les traductions!

Deux exemples suffiront à prouver que le BILINGUE est indispensable.

EDITIONS, d'abord.

Je prends le premier des poèmes traduits par Claire Malroux dans son édition « Une vie en incandescence », chez Corti.

Et je remarque d'abord que ce poème y est numéroté "214" - alors que dans l'édition Flammarion il porte le numéro... 207.

Et justement, l'un des grands avantages de l'édition Flammarion est de donner l'index des premières lignes de tous les poèmes, en anglais et en français - ce que ne fournit pas l'édition Corti.... C'est comme cela que j'ai pu retrouver le poème correspondant dans l'édition Flammarion. Cela pourra sembler du « coupage de cheveux en quatre », mais ceux qui aiment lire Dickinson me comprendront. Je tenais Corti pour un éditeur sérieux (n'a-t-il pas publié Julien Gracq? - et Flammarion pour un éditeur "grand public" - avec ce que le terme contient de dépréciatif... Eh bien! Je fais amende honorable: ici, Flammarion est nettement plus sérieux que Corti ! Mais je pense que l'exigence a du venir de la traductrice... car il s'agit d'une universitaire, et non d'un écrivain et poète*, comme l'est Claire Malroux. Et si j'ai souvent des griefs à l'encontre de mes chers ex-collègues, je suis le premier à reconnaître que les habitudes de rigueur de la profession ont bien des mérites!

 

Mais ce n'est pas si simple, pourtant: l'édition Corti utilise les guillemets anglais... dans la traduction française aussi !  Tandis que l'édition Flammarion utilise les « » dans le texte anglais aussi !  Ce qui est idiot... dans les deux cas. Comme quoi il n'y a pas de BONNE édition, malgré tout ! 

Et encore: l'édition Flammarion ne donne pas  les variantes, pourtant nombreuses, des poèmes. Le texte y gagne en clarté mais... la traductrice n'indique pas la raison de son choix - et ne permet pas au lecteur angliciste de le faire !  Claire Malroux, elle, donne les variantes, au moins dans l'édition citée ici (ce qui n'est plus le cas dans son édition de « Quatrains et poèmes brefs » chez Poésie/Gallimard...)

Et last but not least : au vers 7, Flammarion donne « thro’ », Faber & Faber, de même que Corti : « thro » - sans apostrophe marquant l’abréviation... Passons.

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COMMENTAIRE

Globalement, ma préférence va à la traduction de Françoise Delphy.

Je préfère « distillée » à « brassée ». Une liqueur n'est pas une bière ! Je préfère « enivrée d'air » à « soulerie d'air », que je trouve vulgaire. Je préfère « au long des jours d'été sans fin » à « Aux jours sans fin de l'été » : question de rythme...Et pourquoi, morbleu ! ce « boute » médiéval et domrémiesque pour « turn... out »? On croirait Leconte de Lisle et les « manoirs » de sa traduction d'Homère ! Etc...

Mais le premier vers de la dernière strophe est tout de même un tantinet laborieux, et trop long, chez FD. Il est plus élégant chez CM; mais c'est à cause de son parti-pris – risqué ! – de négliger le mot « Till », qui a tout de même son importance!

Quant aux deux derniers vers, il est impossible d'en comparer les traductions... puisque les deux traductrices n'ont pas pris le même texte de base ! Cela ne serait rien si elles eussent assumée leur choix. Mais la question est plus complexe... CM indique les variantes, comme je l'ai signalé plus haut. Mais un doute subsiste pourtant pour qui – c'est mon cas – ne dispose que de l'édition anglaise Fabe & Faber de Thomas H. Johnson (1975), et non pas de la toute-dernière de R.W. Franklin (1998).

L'édition Johnson donne: « Leaning against the sun ». C'est probablement aussi le texte de Franklin, puisque c'est celui que reproduit FD, qui selon elle a basé son édition sur Franklin. Mais CM donne, elle: « From Manzanilla come !  », et donne en note la « variante »: « Leaning agains the – Sun – ». 

Dans ces conditions - allez donc savoir où est le TEXTE et où est la VARIANTE? À moins d'aller vori sur place à Amherst...! On pourra trouver cette discution oiseuse – mais tout de même : le lecteur aimerait que la traductrice lui dise ce qu'elle a choisi, – et pourquoi. Venant d'une universitaire comme FD, cette légèreté surprend...

DEUXIEME EXEMPLE

celui est très court, et m'a laissé vraiment perplexe.

Je prends la traduction de Claire Malroux dans « Quatrains et poèmes brefs » chez Poésie/Gallimard.

(Il ne semble pas exister de variantes pour ce texte.)

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On remarquera accessoirement la présence ici de virgules, ce qui n'est pas fréquent dans les poèmes de Dickinson, qui scande plus généralement ses vers par des « – », et uniquement ainsi.

 

J'ai préfèré spontanément la traduction de Françoise Delphy.

Mais j'ai sursauté en voyant que « Heaven and He » y devenait « Ciel et Beauté »... il me semblait tout de même que le « le Ciel et Lui » de Claire Malroux était plus exact... et pourtant? Qui est ce "LUI"? Celui qui habite le Ciel, donc "Dieu"? Mais alors est-ce le même que celui qui « rend aisé l'Analyse »? Dans ce cas, il faudrait écrire « Il » et non « il »...

Françoise Delphy n'a pas recours à Dieu, même indirectement : elle considère que ce « He » fait référence à la Beauté... et pourquoi pas?

Inutile, je crois, de développer plus avant :  on voit combien est délicate la traduction... et combien la présence du texte original demeure INDISPENSABLE, quel que soit le talent de la traductrice ou du traducteur (et d'ailleurs, il est curieux de voir que seule des femmes ont osé traduire Dickinson. Cela me donne des envies... Après tout, si difficile soit l'entreprise elle n'est pas pire que de m'être attaqué à... Hegel ! )

__________________________________

* Note: Pour moi dans "écrivaine", il y a vaine; et poétesse est manifestement péjoratif. C'est pourquoi, par respect et admiration pour Claire Malroux je m'en tiens au masculin de de ces termes... Honni(e) soit qui mal (mâle?) y pense. NB: le mot traductrice, lui, n'est pas "marqué". Intéressant: est-ce parce que le travail de traduction est "secondaire"? Hmmm. C'est bien possible!

jeudi 22 juillet 2010

La bêtise illustrée (suite)

Je faisais allusion dans le billet précédent à ce que j’avais pu contempler dans une salle glauque du « Centre Culturel J-M Djibaou », à Nouméa.

J’ai retrouvé les photos faites là-bas, et je ne résiste pas à les livrer à votre jubilation... Le ridicule n’a pas de frontières !

Voilà d’abord L’ŒUVRE D’ART....

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... ET LE COMMENTAIRE QUI L’ACCOMPAGNAIT ! - sans commentaires...

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Garry Davis et La vache de Nietzsche

Sur les marches du grand théâtre avec l'ipad pour lequel je viens d'aller acheter un étui...

Comment ne pas me prendre, tandis que je tape cela, pour un nouveau Garry Davis, lui qui se proclamait "citoyen du monde" et tapait sur sa machine à écrire, sur les marches du Palais de Chaillot?
Cette photo, en première page de "L'Union", je la revois comme si c'était hier... Elle m'avait tellement frappé !

J'avais 11 ans à peine. Je m'étais dit : « Mais oui! il a raison! soyons tous citoyens du monde, et comme ça, il n'y aura plus de guerres ! »
Et puis je trouvais ça sympathique, ce type, avec sa machine à écrire, qui se permettait de faire la leçon aux «hommes politiques»... Il était moderne, lui, pas comme ces gens tristes à cravates...

Qui, aujourd'hui, à part Wikipedia, connaît encore Garry Davis?

.....
En allant déjeuner à «L'Entrecôte», je remarque un attroupement, et je m'approche: il s'agit de l'une des «Oeuvres d'art» offertes à l'adoration du public par la gâce de la municipalité... des vaches de toutes les couleurs, avec des taches de toutes les formes... On a déjà vu ça partout - mais il faut croire que pour Monsieur Juppé et ses préposés à la culture, cela représente une audace dont ils espèrent recueillir les bénéfices électoraux?







Et justement, tout à l'heure, je lisais dans Nietzsche:

"Ainsi parlait Zarathoustra. Et en ce temps-là il séjournait dans la ville qu'on appelle: la Vache multicolore."

Celle que j'ai pensé à photographier n'est pas multicolore, elle s'apparenterait plutôt au Veau d'Or!...

Mais ce qui est le plus ahurissant, c'est le panneau explicatif qui l'accompagne : je n'avais rencontré un tel jargon que dans la lumière glauque de l'une des salles du "Centre Culturel J-M Djibaou" à Nouméa.
Pour votre divertissement je vous livre ce morceau d'anthologie...
(faites un double-clic sur l'image pour l'agrandir)









ENFIN DES BILINGUES !

Passé chez Mollat. Pas pu résister : les poésies complètes de Dickinson, en BILINGUE !
Et aussi: "quatre poètes russes: Essenine, Maïakovski, Blok, Pasternak. En bilingue aussi ! ( il semblerait qu'en France on vienne enfin de découvrir que la poésie DEVAIT être publiée en bilingue...)

Mais tout de même: le Dickinson fait plus d'un kilog... Pourquoi ne pas me vendre en même temps la version numérique à mettre sur mon iPad? Quelle indécrottable bêtise que celle des éditeurs ! Combien d'années faudra-t-il encore attendre pour que cette EVIDENCE leur crève les yeux ?

- Posted using BlogPress from my iPad

(je laisse cette indication pour cette fois, parce qu'elle me semble tout de même assez significative de ce que l'on peut faire avec un iPad - et un iPhone... Pour les photos !)






vendredi 18 juin 2010

Réflexions sur la lecture numérique

Les éditeurs français semblent se résigner enfin à lâcher du lest...sur la plate-forme d’iBooks, notamment ! Hachette et La Martinière commencent à y mettre des livres. Grasset aussi - et d’autres certainement. Mais dans le bazar qu’est actuellement encore iBookStore, difficile d’y voir très clair.

PRIX TROP ÉLEVÉS

Mais de toutes façons, les prix pratiqués sont bien trop élévés ! À peine moins que le livre-papier...

Exemple: je viens d’acheter « Le crépuscule d’une idole » de M. Onfray. 16,99 € sur iBookStore. 20,9 € sur Amazon - mais on peut aussi en trouver sur Amazon à partir de 15,48 € ! (car maintenant, les gens revendent leurs livres aussitôt lus... cela donne à penser.)

Quand on pense aux énormes réduction du prix de revient que le numérique permet... Mais c’est la loi... du profit maximum, n’est-ce pas ?

C’est d’autant plus scandaleux que nos chers éditeurs n’ont toujours pas compris qu’ils doivent désormais fournir le fichier numérique avec le livre-papier.

ASSERVISSEMENT

Je ne peux même pas, dans l’état actuel des choses, transférer mon livre de l’iPad à mon Mac, ou à mon iPhone! Invraisemblable...! Mais il paraît que cela va changer. Wait and see.

PRÊT IMPOSSIBLE

Par ailleurs, je constate amèrement qu’il est impossible de prêter un livre numérique acheté sur iBookStore ! À ma connaissance, il n’y a que Barnes & Noble, avec son « Nook », qui ait prévu cela... mais bien entendu, uniquement via sa plateforme de vente, lui aussi!

Actuellement, pour pouvoir prêter à un ami le livre que j’ai acheté sur iBookStore, il faut... que je lui prête l’iPad lui-même !

Et encore heureux que l’iPad ne soit pas doté d’un système de reconnaissance de visages, comme cela commence à se faire avec les photos... car alors il serait bien possible que l’iPad refuse d’ouvrir le livre à quelqu’un d’autre! Mais chut... je n’aurais peut-être même pas dû écrire cela... car cela pourrait donner des idées à Apple!

ON RECOMMENCE...

On se retrouve comme au bon vieux temps des débuts de l’informatique, où chaque constructeur prenait grand soin à ce que ses logiciels ne puissent pas « tourner » sur une autre machine... Quelques progrès ont été faits de ce point de vue depuis : par Apple, pas par Microsoft! (Pour ceux qui l’ignoreraient, on peut depuis très longtemps émuler un PC sur un Mac, mais jamais l’inverse!) Dommage que Jobs, pour maintenir les (considérables) profits d’Apple, semble emprunter maintenant les mêmes voies que Bill Gates autrefois!

ET LES ANNOTATIONS?

En lisant sur iBookStore, je peux « surligner » les passages qui me semblent importants. Bon. Mais c’est tout... Je ne peux rien en faire ensuite! À la différence de ce qui se passe avec « Amazon pour iPhone » (je l’ai déjà écrit ici).

CONCLUSION

Tant que le livre numérique n’aura pas au moins toutes les qualités d’un livre-papier (lire n’importe où, prêter, annoter!...) son « décollage commercial » restera illusoire. Nos marchands de soupe éditoriale devrait se mettre cela dans la tête...

ET AU-DELÀ ?

On parle beaucoup des « ajouts » possibles: son, vidéos... Personnellement, je ne crois pas que cela soit vraiment utile pour le genre de littérature que je pratique (pas de romans, mais des journaux d’écrivains, de la poésie, de la philosophie...). Peut-être que pouvoir cliquer directement sur un nom inconnu tel que « Zeuxos » pour apprendre directement qui il était (un peintre grec de l’antiquité) sans avoir à passer par Google et Cie... oui. Mais quelle sera la base de données utilisée alors ? Il faudrait avoir le choix.

Et puis... ce genre d’explications ne devrait-il pas plutôt être intégré dans le livre lui-même? L’exemple que j’ai donné à l’instant, je l’ai rencontré en tapant le texte de mon futur « Du BARTAS ». J’ai pris la peine, justement, de rechercher l’information, et de l’intégrer dans mon PDF en hyperlien. Puisque c’est possible...

ET SI AU LIEU DE CONSOMMER, JE VEUX PRODUIRE?

Autre question : je voudrais (tout de même!) mettre les PDF de « mes » Montaigne sur iBookStore, ainsi que « mon Malherbe » et mes futurs ouvrages. Car « pernon-éditions », c’est bien, mais il n’y a que les courageux ou les chanceux pour dénicher mon site! Sur iBookStore, il est évident que la visibilité en serait grandement améliorée... Et je ne serais pas fâché de rendre la monnaie de sa pièce à Gallimard en y mettant ma traduction avant son « Quarto » de Lanly !

OUI. Mais comment faire? Où est la porte d’entrée? je n’en ai trouvé qu’une seule, sur l’iBookStore US - qui me demande un N° fiscal américain... :-((

Si un lecteur de ce blog peut me le dire....

Sur Amazon « for Kindle », c’est bien plus facile! J’ai pu y mettre sans difficulté un « Petit Hippias » de ma fabrication en ePUB, simplement en donnant des précisions sur l’origine du livre, en prouvant que j’en avais les « droits ».

Mais malheureusement, comme ma première version comportait des erreurs, j’en ai fait une autre... Et je n’ai jamais pu enlever la première, qui maintenant me fait honte! :-((

Et enfin: Amazon m’a imposé un prix de vente!

À méditer...

lundi 7 juin 2010

iPAd (2)

USAGE

À l’évidence, l’iPad n’est pas une machine pour la création: pour poursuivre mon Du Bartas, et pour mes autres projets d’édition, il me faut un véritable ordinateur, sur lequel je puisse utiliser des logiciels aussi lourds qu’Adobe Indesign, par exemple. Et qui soit multitâches. Car j’ai besoin, ce faisant, de consulter des dictionnaires, des sites de textes, des PDF d’originaux etc. Pas question de faire cela sur l’iPad.

Par contre, pour gérer le courant, quand je suis en voyage par exemple, comme récemment en Grèce, ce que je faisais sur l’iPhone, je le ferai évidemment avec bien plus de facilité avec l’iPad: faire et gérer mon courriel, lire « le Monde », lire des livres, écrire...

CLAVIER

le clavier tactile plus grand est évidemment lui aussi plus commode. D’autant qu’il comporte des aménagements très pratiques par rapport à celui de l’iPhone, notamment « .  ,  ’ » sans avoir besoin de changer de mode... Par contre il semble que la frappe prédictive ait quelques problèmes avec les apostrophes, justement? Sur l’iPhone, la plupart du temps, elles se mettaient « toutes seules » pour les mots ou expressions courantes; ici, j’ai parfois des blancs à leur place, m’obligeant à retaper.

Mais au fond, ce n’est pas très important. Car pour écrire, j’ai en un clin d’œil connecté mon clavier BlueTooth... et c’est parfait!

SUPPORT

En plaçant l’iPad sur un lutrin, — en attendant que soit disponible l’étui prévu pour cela, qui se replie pour faire une sorte de lutrin, justement, et que j’ai vu un Américain, – à Athènes! – utiliser sur une table café... j’ai une écritoire numérique tout à fait efficace!

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dimanche 6 juin 2010

iPad !

J’ai ajouté à ma collection de machines et de liseuses la « fameuse » tablette...

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Premières impressions: rien de révolutionnaire (je le savais), une sorte de macro-iPhone... Mais tellement agréable à utiliser!

En un clin d’œil j’ai installé mes applications favorites: Stanza, GoodReader, Evernote.

J’ai aussitôt téléchargé l’application « iBook », et un livre, pour voir : Benoit Duteurtre, Le retour du Général, une charge amusante de toutes les oppressions que nous subissons dans la société actuelle, sous prétexte de santé/sécurité... Ce n’est pas sans rappeler ce qu’écrivait, sur le mode de l’essai, Philippe Muray. La manipulation est évidemment simple, rapide, jolie... Contrairement à ce que d’autres écrivent ici ou là sur les blogs, je pense que l’iPad peut constituer une excellente liseuse.

J’ai d’ailleurs installé, évidemment, « mes » Montaigne, en ePub avec Stanza, et en PDF avec GoodReader. Les notes hypertexte fonctionnent bien dans Stanza - en général, avec parfois des erreurs, quand l’appel de note est situé sur la dernière ligne d’une page, le retour à celui-ci donne semble-t-il, la page suivante. Je ne sais s’il faut incriminer « Stanza » ou le format « ePub » lui-même...

Mais ma préférence va au PDF dans GoodReader: c’est vraiment aussi beau qu’un livre, et tellement plus commode! Surtout quand la typographie est belle, comme avec « mon » Malherbe, ou encore « mon » Du Bartas (en cours).

On peut en juger ici. Et bien sûr, c’est tout de même plus grand et plus confortable que sur l’iPhone!

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